|
Période de sécheresseSau Wai Tai 24 mai - 21 juin 2008 Réception d'ouverture : 24 mai 2 - 5pm L'artiste sera présente.
|
![]() |
|
Sous forme de médias divers, Dry Spell présente l'étude de l'artiste Sau Wai Tai sur le thème du changement climatique. Tandis que les inondations et les ouragans retiennent l'attention des médias et reflètent le réchauffement climatique, certaines sécheresses graves, d'intensité accrue, n'ont pas été autant médiatisées qu'elles le méritaient, alors même que le pourcentage de terre ferme ravagé s'est énormément accru pendant la dernière décennie. La privatisation de l'eau par les embouteilleurs commerciaux, et la prise de priorité des nécessités industrielles, regroupent le problème pour les communautés dont le pouvoir politique et économique est minime. Dry Spell accuse les injustices environnementales contre l'hémisphère Sud en mettant l'accent sur le martyr des femmes. Beaucoup ont souffert et péri alors qu'elles essayaient d'apporter de l'eau chez elles et de nourrir leur famille. Dans la galerie, l'artiste construit une « rizière » qui s'assèche et se fend, où peu à peu de jeunes pousses se fanent. Se trouvent également dans la galerie quatre bacs fermés contenant quatre-vingt litres d'eau. En effet, le troisième Forum mondial de l'eau révélait qu'il faut quatre-vingt litres d'eau par personne et par jour pour assurer un train de vie convenable. Le texte gravé sur les bacs fait référence à certains usages que l'on fait de l'eau : sodas, eau en bouteille, toilettes, étiquette urbaine, processus de l'industrie et de l'agriculture, etc. Le sol est jonché de bouteilles d'eau, contenant des images immergées de femmes de « couleur » - bouteilles consommées ou à consommer puis mises au rebut. Sur un mur de la galerie est projetée une image estompée des femmes autochtones de Mother Earth Water Walk marchant le long des Grands Lacs pour reconquérir l'eau sacrée. BiographieSau Wai est une artiste hybride culturelle vivant et travaillant à Toronto : originaire de Hong Kong, elle a fait des études supérieures en Australie, puis travaillé avec diverses ONG après ses études (travail de secours et de développement dans les pays asiatiques). Réalisant l'importance de l'environnement sur le bien-être des populations marginalisées - surtout les femmes - elle se rend à Toronto pour préparer une maîtrise en études environnementales. Il est donc naturel que ses oeuvres enjambent les frontières, et entrelacent les dialogues sur l'environnement, l'égalité entre hommes et femmes, entre classes et entre races, pour souligner les liens qui unissent un monde que l'on perçoit comme fragmenté. Elle cerne aussi une compréhension critique du rôle que remplit l'être humain sur le plan de la fabrication des crises écologiques, et interprète le mot « environnement » de sorte à y inclure les implications de l'interaction entre les éléments politique, social, culturel et économique au plan mondial.
La Galerie CRAF reconnaît avec gratitude le soutien de ses adhérentes, bénévoles et donateurs
![]() |